POLITIQUE ROUTIERE
Pollution atmosphérique: La Suisse
est-elle un cas particulier ?
Mardi 7 octobre 2008
En huit ans seulement, de 1997 à
2005, les réductions suivantes des
concentrations ont été enregistrées
par l'observatoire officiel AIRPARIF
dans l'air de la capitale française
: moins 56 % pour le monoxyde de
carbone, moins 43 % pour les oxydes
d'azote, moins 56 % pour le dioxyde
de soufre, moins 29 % pour les
particules, moins 95 % pour le
plomb, moins 77 % pour le benzène,
etc.
En moyenne, la réduction de la
pollution a été de plus de la moitié
à Paris en huit ans et elle se
poursuit de nos jours. Il ne s'agit
pas d'une diminution, mais d'une
chute brutale, et les résultats sont
tout aussi spectaculaires en
province.
Pourquoi n'est-on pas mieux
informés en Suisse ?
Dès lors que de tels résultats sont
enregistrés par un organisme
officiel, à notre porte, qui plus
est dans une métropole où la
circulation est bien plus dense que
chez nous, on peut attendre de nos
autorités fédérales qu'elles nous
renseignent sur l'état de la
situation en Suisse ?
Comment se fait-il que l'Office
fédéral de l'environnement (OFEV),
d'habitude si prompt à organiser des
conférences de presse, réserve aux
seuls initiés l'évolution des
immissions dans notre pays. Or, le
profil est pratiquement identique,
voire même plus favorable.
Evolution de la pollution
atmosphérique en Suisse
Comment se renseigner ? Il faut
aller sur internet pour obtenir un
opuscule (non publié !) sur la
pollution de l'air en 2007 . On y
lit que le taux de monoxyde de
carbone a atteint son plus haut
niveau au milieu des années 70,
depuis lors il a diminué jusqu'à
moins d'un tiers de ces valeurs.
En ce qui concerne le dioxyde
d'azote (NO2) on constate une
diminution de 30 à 50 % depuis le
milieu des années 80 et pour les
oxydes d'azote (NOx) de 45 à 60 %
pour la même période. Les émissions
de dioxyde de souffre ont été
divisées par 6 entre 1980 et
aujourd'hui !
L'évolution des immissions de
particules est plus difficile à
déterminer. L'Office fédéral de
l'environnement reconnaît toutefois
qu'entre 1991 et 2000 la charge de
PM10 a diminué et qu'elle est stable
depuis lors. On remarque sur les
graphiques que l'évolution est
comparable, voire meilleure que
celle enregistrée à Paris.
Un catastrophisme consternant
L'industrie automobile a investi et
investit encore annuellement des
milliards d'euros dans la recherche
et les améliorations techniques des
véhicules, non seulement pour
diminuer les émissions de matières
polluantes, mais également pour
améliorer la sécurité routière.
Contrairement à d'autres secteurs
industriels, elle ne bénéficie
d'aucune subvention pour financer
ses recherches.
Néanmoins, les verts
fondamentalistes, et la presse non
spécialisée, continuent à tirer à
boulets rouges sur le principal
moyen de transport, le seul qui soit
autonome et qui permettent aux
habitants des régions périphériques
d'être reliés au reste du pays.
Comme nous pouvons le constater, la
qualité de l'air s'est fortement
améliorée au cours des derniers 20 à
30 ans et nous sommes certains que,
grâce à la recherche automobile et
aux progrès techniques, les
résultats seront encore meilleurs à
l'avenir. Mais n'oublions pas que le
trafic automobile n'est pas le seul
facteur de pollution et que d'autres
secteurs doivent encore faire des
efforts.
Qu'en est-il des émissions
de CO2 ?
Nous reviendrons dans un prochain
article de politique des transports
sur les émissions de CO2 qui
aujourd'hui focalisent l'intérêt
général. Il faut cependant savoir
que le CO2 n'est pas un polluant,
mais un gaz à effet de serre. Or, si
le réchauffement climatique ne peut
être nié, de plus en plus de
scientifiques remettent en cause le
rôle prépondérant des activités
humaines dans ce phénomène et même
celui du CO2.
Certains scientifiques, et non des
moindres, avouent même avoir subit
des pressions, voire s'être vu
refuser des crédits de recherche
lorsque celles-ci n'allait pas dans
le sens du dogme vert.
On se croirait revenu au temps de
Copernic et de Galilée, ce dernier
étant obligé de se rétracter devant
le tribunal de l'Inquisition.
Source Automobile Club Suisse.
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