POLITIQUE ROUTIERE
Impôts routiers, la route rapporte
gros
Mardi 13 mai 2008
L’an passé les usagers de la route
ont une fois de plus payé
l’infrastructure routière et la
majeure partie de la nouvelle
infrastructure ferroviaire.
Les impôts routiers et automobiles
ont rapporté près de neuf milliards
de francs à la Confédération,
soit 300 millions de plus que
l’année précédente.
Les impôts que la Confédération
prélève uniquement sur les
carburants (impôts sur les huiles
minérales), sur l’importation de
véhicules (impôts automobiles,
droits de douane), pour
l’utilisation du réseau routier
suisse (vignette autoroutière, RPLP)
ainsi que sur les chiffres
d’affaires générés par la vente de
carburants, de véhicules et de
pièces de véhicules (taxe sur la
valeur ajoutée TVA) ont produit en
2007 près de neuf milliards de
francs.
Ce montant égale tout de même un
sixième des recettes fiscales
totales que la Confédération
a budgétisées pour 2007.
Près de 42 pour-cent de ces quelque
neuf milliards de francs – ce
qui fait presque de 7,5 pour-cent
des recettes fiscales budgétisées
par la Confédération pour 2007 –
ont été versés à la libre
disposition de caisse générale de la
Confédération. Environ 30,5
pour-cent ont été utilisés pour des
tâches routières dans le sens étroit
du terme, soit en particulier pour
la construction et le renouvellement
des routes nationales. 16 autres
pour-cent ont été investis pour
l’essentiel dans le financement des
grands projets ferroviaires (FinTP)
– Nouvelle ligne ferroviaire alpine
(NLFA), Rail 2000, mesures de
protection contre le bruit,
raccordement de la Suisse
occidentale et orientale au réseau
européen des lignes à grande vitesse
– ainsi que dans la protection de
l’environnement. Un peu moins de
cinq pour-cent sont allés aux
cantons au titre de leur
participation au produit de la RPLP.
Le produit financier restant de ces
impôts, qui n’est pas visible dans
le schéma ci-dessous, a été consacré
à la recherche routière, à la
gestion du trafic et à
l’administration ou est revenu à la
Confédération au titre des «Coûts
non couverts du trafic lourd» (plus
de deux pour-cent).
Les provisions ont dépassé 400
millions de francs (environ
4,5 pour-cent),
si bien que le fonds pour le
financement spécial des routes a
atteint fin 2007 plus de 4,6
milliards de francs.
Conclusion: les usagers de la route
(les automobilistes et les
transporteurs, notamment) ne paient
pas seulement l’infrastructure
routière à proprement parler, mais
participent de surcroît de manière
importante à la mise en place de la
nouvelle infrastructure ferroviaire.
La partie la plus importante du
produit de ces impôts n’est
pas affectée selon la Constitution
fédérale, si bien que les usagers de
la route
contribuent chaque à année à
renflouer une caisse fédérale dont
on connaît les problèmes.
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