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Rouler au gaz naturel, économiser de l’argent

En comparaison avec 1 Litre d'essence ou de diesel, un kilogramme de gaz naturel permet de parcourir une distance plus grande:  

 1kg de gaz naturel est d'environ égal à:  

1.5 Litre

d'essence* ou

 

 

1.3 Litre

de diesel 

 

* facteur officiel selon aide-mémoire G2004/1 de l'SSIGE: essence 1.47

 

Certes, le prix d’un kilo de gaz naturel semble plus élevé que celui d’un litre d’essence ou de diesel. Pourtant, le gaz naturel permet d’économiser comme la comparaison suivante démontre:

 

 

gaz naturel

essence

 

gaz naturel

diesel   

 Prix à la colonne (02/08)  

1.75/kg

1.78/l

 

1.75/kg

1.90/l

 Prix de comparaison

1.16/l

   

1.31/l

 

 Avantage de prix

> 30%

 

 

env. 30%   

 

 Avantage par année*

> 700.-- 

 

 

env. 700.-- 

 

* 15'000km par année
  Consommation: 9.0l/100km (essence), 8.1l/100km (diesel)

 

Déclaration à la colonne des prix par litre équivalent essence

Déclaration à la station de remplissage

A la colonne de distibution, le gaz naturel est mesuré et compté en kg.  

A la colonne des prix (totem), il y a deux possibilités:

Soit le prix par kg est indiqué, soit le prix pour un litre équivalent essence (illustration).  

Contexte

En signant le Protocole de Kyoto, la Suisse s'est engagée à réduire les émissions de gaz à effet de serre. La loi sur le CO2 exige d'ici à 2010 une réduction des émissions de 10 % par rapport à 1990.

La politique climatique de la Confédération prévoit différentes mesures pour atteindre l'objectif de la loi sur le CO2. En font partie la taxe sur le CO2, le centime climatique et une incitation fiscale pour les carburants ménageant l'environnement. Cette dernière mesure doit être introduite par le biais d'une révision de la loi sur l'imposition des huiles minérales. Le Conseil fédéral a élaboré un projet à cet effet et a adopté le message à l'intention du Parlement au début du mois de mai 2006. Le gouvernement donne ainsi suite à une motion d'août 2002 de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) du Conseil national.

Promotion fiscale du gaz et des carburants issus de matières premières renouvelables

Le Conseil fédéral entend créer une incitation fiscale afin d'accroître la demande de carburants ménageant l'environnement. Les mesures de promotion prévoient:
  • D'exonérer complètement de l'impôt sur les huiles minérales les carburants issus de matières premières renouvelables (tels que le biogaz, le bioéthanol, le biodiesel, les huiles végétales et animales). A titre d'exemple, 72 centimes sont prélevés actuellement sur chaque litre de bioéthanol importé.
     
  • De réduire de 40 centimes par litre d'équivalent essence l'imposition du gaz naturel et du gaz liquide utilisés comme carburant. Pour le gaz naturel, dont la charge fiscale est actuellement de 81 centimes par kilo, cela correspond à une réduction de 59 centimes par kilo.
Les mesures prises ne devront pas avoir d'incidence sur les recettes de la Confédération. Cela signifie que les pertes de recettes doivent être compensées par une imposition plus élevée de l'essence.

La charge fiscale de l'essence augmenterait donc probablement d'un à deux centimes l'année de l'introduction des mesures et de quelque six centimes par litre à long terme. Cette augmentation de l'impôt concerne l'essence non mélangée et ne se répercutera pas intégralement sur le prix à la colonne, car on peut admettre que l'essence vendue dans les stations-service sera en fait un mélange d'éthanol exonéré et d'essence. Le prix à la colonne ne devrait donc être modifié que de manière négligeable.

Le Conseil national a été la première des deux chambres fédérales à traiter le projet lors de la session d'automne 2006. Il a décidé que le Conseil fédéral devait désigner les carburants issus de matières premières renouvelables, et ce en privilégiant les carburants issus de matières premières renouvelables indigènes et en prenant en considération les objectifs de la politique énergétique et la protection de l'environnement.

Le Conseil des Etats s'est rallié à cette décision lors de la session d'hiver 2006. En ce qui concerne les exigences écologiques relatives aux carburants issus de matières premières renouvelables à privilégier, le Conseil des Etats est allé plus loin: l'objectif visé sera non seulement de présenter un bilan écologique global positif, mais aussi d'exiger des conditions de production socialement acceptables. Lors de la session de printemps, le Conseil national a suivi sur ce point le Conseil des Etats dans le cadre de l’élimination des divergences.

Par contre, le Conseil national a persisté dans sa volonté d’imposer de façon égale le gaz liquide et le gaz naturel. Le Conseil des Etats voulait initialement alléger davantage l’imposition du gaz naturel, celui-ci présentant à son sens un bilan nettement meilleur en termes de CO2 et une sécurité plus élevée que les gaz liquides que sont le propane et le butane.

Lors de la session de printemps, toutes les divergences ont été éliminées. La loi révisée sur l'imposition des huiles minérales doit entrer en vigueur au début de 2008.

Autres éléments de la politique climatique de la Confédération

Taxe sur le CO2 grevant les combustibles

La taxe sur le CO2 doit inciter à réduire les émissions de CO2. Ce n'est donc pas un impôt, mais une taxe d'incitation.

Après avoir longuement délibéré, le Parlement a décidé que la taxe sur le CO2 serait introduite en trois étapes (au cours desquelles la taxe se montera respectivement à 12, 24 et 36 francs par tonne de CO2). La taxe perçue est fonction de la réalisation des objectifs de réduction des émissions. Le premier objectif n'a pas été atteint. En 2006, les émissions de CO2 auraient dû être inférieures de 6 % aux émissions de 1990. A partir du 1er janvier 2008, une taxe de 12 francs par tonne de CO2 sera donc prélevée. Cela correspond à environ 3 centimes par litre d'huile de chauffage.

Les recettes, estimées – pour la troisième étape – à 650 millions de francs en moyenne par année, seront distribuées à la population par les assureurs-maladie (environ 50 francs par personne) et à l'économie par les caisses de compensation AVS (environ 110 francs pour 100 000 francs de masse salariale).

Centime climatique sur les carburants

Prélevé depuis le 1er octobre 2005, le centime climatique sur les carburants est une mesure volontaire de la branche pétrolière. Le supplément de prix de 1,5 centime par litre d'essence et d'huile diesel prélevé par l'économie privée sert à financer des mesures de réduction du CO2 en Suisse et à l'étranger.

Pour les détails, voir le dossier du DETEC à ce sujet (www.uvek.admin.ch > Thèmes > Environnement > Dossiers > CO2 et climat).

Impôt sur les huiles minérales
L'impôt sur les huiles minérales est un impôt à la consommation qui englobe:

  • l'impôt sur les huiles minérales proprement dit, qui grève l'huile de pétrole, les autres huiles minérales, le gaz de pétrole et les produits résultant de leur raffinage, ainsi que les carburants;
     
  • la surtaxe sur les huiles minérales grevant les carburants.
L'impôt sur les huiles minérales est perçu au moment le plus proche possible de la remise au consommateur. Pour des raisons administratives, le nombre d'assujettis doit être aussi restreint que possible. Par conséquent, l'assujettissement à l'impôt touche en principe l'échelon commercial.

L'impôt sur les huiles minérales diffère fortement selon le produit et l'emploi (carburant, combustible, usages techniques). Il s'élève à:
  • 73,12 centimes pour l'essence sans plomb;
     
  • 75,87 centimes pour l'huile diesel;
     
  • 0,3 centime pour l'huile de chauffage extra-légère.

Des allégements fiscaux sont applicables aux carburants utilisés dans l'agriculture, la sylviculture et la pêche professionnelle ou par des entreprises de transport concessionnaires.

En 2006, les recettes nettes de l'impôt sur les huiles minérales, y compris la surtaxe sur les huiles minérales, se sont élevées à 4,994 milliards de francs, soit presque 10 % des recettes de la Confédération.

La moitié du produit de l'impôt sur les huiles minérales et la totalité du produit de la surtaxe sont affectées à des tâches en relation avec le trafic routier. Le solde du produit net est destiné au financement des charges générales inscrites au budget de la Confédération