|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() ![]()
![]()
|
Contexte
En signant le Protocole de
Kyoto, la Suisse s'est engagée à réduire les
émissions de gaz à effet de serre. La loi sur le
CO2 exige d'ici à 2010 une réduction
des émissions de 10 % par rapport à 1990.
La politique climatique de la Confédération prévoit différentes mesures pour atteindre l'objectif de la loi sur le CO2. En font partie la taxe sur le CO2, le centime climatique et une incitation fiscale pour les carburants ménageant l'environnement. Cette dernière mesure doit être introduite par le biais d'une révision de la loi sur l'imposition des huiles minérales. Le Conseil fédéral a élaboré un projet à cet effet et a adopté le message à l'intention du Parlement au début du mois de mai 2006. Le gouvernement donne ainsi suite à une motion d'août 2002 de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) du Conseil national. Promotion fiscale du gaz et des carburants issus de matières premières renouvelables
Le Conseil fédéral entend
créer une incitation fiscale afin d'accroître la
demande de carburants ménageant l'environnement.
Les mesures de promotion prévoient:
Les mesures prises ne devront pas avoir
d'incidence sur les recettes de la
Confédération. Cela signifie que les pertes de
recettes doivent être compensées par une
imposition plus élevée de l'essence.
La charge fiscale de l'essence augmenterait donc probablement d'un à deux centimes l'année de l'introduction des mesures et de quelque six centimes par litre à long terme. Cette augmentation de l'impôt concerne l'essence non mélangée et ne se répercutera pas intégralement sur le prix à la colonne, car on peut admettre que l'essence vendue dans les stations-service sera en fait un mélange d'éthanol exonéré et d'essence. Le prix à la colonne ne devrait donc être modifié que de manière négligeable. Le Conseil national a été la première des deux chambres fédérales à traiter le projet lors de la session d'automne 2006. Il a décidé que le Conseil fédéral devait désigner les carburants issus de matières premières renouvelables, et ce en privilégiant les carburants issus de matières premières renouvelables indigènes et en prenant en considération les objectifs de la politique énergétique et la protection de l'environnement. Le Conseil des Etats s'est rallié à cette décision lors de la session d'hiver 2006. En ce qui concerne les exigences écologiques relatives aux carburants issus de matières premières renouvelables à privilégier, le Conseil des Etats est allé plus loin: l'objectif visé sera non seulement de présenter un bilan écologique global positif, mais aussi d'exiger des conditions de production socialement acceptables. Lors de la session de printemps, le Conseil national a suivi sur ce point le Conseil des Etats dans le cadre de l’élimination des divergences. Par contre, le Conseil national a persisté dans sa volonté d’imposer de façon égale le gaz liquide et le gaz naturel. Le Conseil des Etats voulait initialement alléger davantage l’imposition du gaz naturel, celui-ci présentant à son sens un bilan nettement meilleur en termes de CO2 et une sécurité plus élevée que les gaz liquides que sont le propane et le butane. Lors de la session de printemps, toutes les divergences ont été éliminées. La loi révisée sur l'imposition des huiles minérales doit entrer en vigueur au début de 2008. Autres éléments de la politique climatique de la ConfédérationTaxe sur le CO2 grevant les combustibles
La taxe sur le CO2
doit inciter à réduire les émissions de CO2.
Ce n'est donc pas un impôt, mais une taxe
d'incitation.
Après avoir longuement délibéré, le Parlement a décidé que la taxe sur le CO2 serait introduite en trois étapes (au cours desquelles la taxe se montera respectivement à 12, 24 et 36 francs par tonne de CO2). La taxe perçue est fonction de la réalisation des objectifs de réduction des émissions. Le premier objectif n'a pas été atteint. En 2006, les émissions de CO2 auraient dû être inférieures de 6 % aux émissions de 1990. A partir du 1er janvier 2008, une taxe de 12 francs par tonne de CO2 sera donc prélevée. Cela correspond à environ 3 centimes par litre d'huile de chauffage. Les recettes, estimées – pour la troisième étape – à 650 millions de francs en moyenne par année, seront distribuées à la population par les assureurs-maladie (environ 50 francs par personne) et à l'économie par les caisses de compensation AVS (environ 110 francs pour 100 000 francs de masse salariale). Centime climatique sur les carburants
Prélevé depuis le 1er
octobre 2005, le centime climatique sur les
carburants est une mesure volontaire de la
branche pétrolière. Le supplément de prix de 1,5
centime par litre d'essence et d'huile diesel
prélevé par l'économie privée sert à financer
des mesures de réduction du CO2 en
Suisse et à l'étranger.
Pour les détails, voir le dossier du DETEC à ce sujet (www.uvek.admin.ch > Thèmes > Environnement > Dossiers > CO2 et climat). Impôt sur les huiles minérales
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||