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L’industrie de l’automobile s’enrichit de trois nouveaux métiers
- 27.02.06
La
cohabitation de plus en plus évidente de la mécanique et de
l’électronique dans l’industrie automobile se répercute aussi dans la
formation. Les métiers « Mécanicien d’automobiles » et «
Electricien-Electronicien/ne en véhicules » se retrouve concentrés dans
le métier de « Mécatronicien d’automobiles » au 1er janvier 2007.
L’appellation professionnelle a été entérinée vendredi passé par la
commission de la formation professionnelle de l’UPSA, Union
professionnelle suisse de l’automobile. Il ne manque plus que
l’approbation par l’Office Fédéral de la Formation professionnelle et de
la Technologie (OFFT). Le réparateur d’automobile, lui aussi, n’existera
plus à l’avenir – il est remplacé par le mécanicien en maintenance
d’automobiles. Une nouvelle formation sur deux ans a été créée pour
devenir assistant en maintenance d’automobiles. L’industrie automobile
veut profiter de ces changements pour attirer l’attention sur son
potentiel et sur la responsabilité de son rôle dans la mobilité
individuelle.
Le
nombre des places d’apprentissage en Suisse a reculé de plus de 15
pour-cent depuis 1985. Conséquence : de plus en plus souvent les jeunes
ne trouvent pas de formation. Malgré cette tendance négative,
l’industrie de l’automobile et des garages continue à investir dans
l’avenir professionnel des jeunes. Près de 10'500 jeunes au total se
trouvent actuellement en formation dans des métiers attractifs de
l’industrie automobile. Les professions gravitant autour de la voiture
ont un bel avenir devant elles, si nous tenons compte du nombre de mises
en circulation en continuelle augmentation. Cela signifie un volume
croissant dans le domaine de la maintenance et des services
d’entretiens.
Il faut adapter les profils professionnels
L’industrie automobile appartient aux branches qui bénéficient d’un
développement d’une rapidité au-dessus de la moyenne. Car les
automobiles modernes contiennent de plus en plus de composants
électroniques avec une technologie de plus en plus peaufinée. Les
profils professionnels se sont par conséquent modifiés. « La
manipulation d’appareils de mesure et de diagnostique commandés par
ordinateur est plus exigeante, le travail est de plus en plus
intéressant » déclare Hermann Schaller, responsable de la formation et
de la formation continue au sein de l’UPSA. Le devoir de l’UPSA consiste
à adapter sans arrêt chacun des profils professionnels aux nouvelles
exigences. C’est la raison pour laquelle la formation des spécialistes
reste à la hauteur des dernières nouveautés et des derniers
développements des produits de technologie de pointe qu’ils réparent et
vendent. « Ceci profite finalement aux clients qui savent pouvoir se
fier à un service optimal chez leur garagiste UPSA. Et ce, quelque soit
les dernières révolutions techniques qui suivront dans l’industrie de
l’automobile et des garages », d’après Schaller.
Réorganisation
Dans le cadre de la nouvelle loi fédérale sur la formation
professionnelle, les ordonnances et les plans de formation de tous les
métiers, de toutes les branches, doivent être mis à jour jusqu’en 2009.
Comme l’UPSA est chargée par le conseil fédéral de faire passer les
examens de fin d’apprentissage des métiers qui y sont assujettis, la
mise à jour de ces ordonnances est revenue à la responsabilité de
l’association de branche qui représente près de 4'000 membres.
Les
trois nouveaux métiers qui entrent en vigueur au 1er janvier
2007 sont le résultat de ces grands travaux. La formation du nouveau
métier « Mécatronicien d’automobiles » s’étend sur 4 années et remplace
les deux cursus professionnels actuels de mécanicien d’automobiles,
respectivement d’électricien/électronicien/ne en véhicules. Le
réparateur d’automobiles s’intitule maintenant mécanicien en maintenance
d’automobiles et la formation correspondante dure trois ans comme par le
passé. Les compétences et les exigences de ces deux formations de base
ont augmenté et ont été réévaluées par rapport à la formation actuelle.
Elles seront couronnées par un certificat fédéral de capacité et seront
valables tant pour les véhicules légers que pour les véhicules lourds.
Le métier d’assistant en maintenance d'automobiles est tout à fait neuf
et comporte une formation de base de deux ans qui se conclut par une
attestation fédérale. Le possesseur d’une telle attestation peut entrer
en deuxième année d’apprentissage de mécanicien en maintenance
d’automobiles.
Attractif aussi pour les femmes
«C’est en particulier le profil professionnel de mécatronicien
d’automobiles qui ne nécessite plus un savoir purement manuel ;
aujourd’hui, on exige plus de travail intellectuel » explique Jürg Fluri,
directeur du secteur d’activité UPSA « Formation et formation
continue ». L’UPSA espère que cela amènera à l’avenir, plus de jeunes
femmes à trouver le chemin de l’industrie automobile. En effet, selon
Fluri, l’expérience montre que les exigences plus élevées entraînent
souvent une répartition plus égale des sexes. On parle aujourd’hui en
Suisse d’une quote-part de 7 à 8 pour-cent de femmes dans l’industrie
automobile.
Nombreuses possibilités
Grâce à ces trois nouveaux métiers, un grand choix de possibilités est
offert aux jeunes pour accéder à la branche automobile, car la palette
de formation proposée comprend aussi bien des métiers techniques que
commerciaux :
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Mécatronicien/ne
d’automobiles - «véhicules lourds » (nouveau) |
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Mécatronicien/ne
d’automobiles – « véhicules légers » (nouveau) |
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Mécannicien/ne
de maintenance d’automobiles - spécialisation «véhicules
légers » et spécialisation «véhicules lourds » (nouveau)
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Assistant/e en
maintenance d’automobiles (nouveau) |
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Assistant(e) du
commerce de détail du groupe de branche MOBILITE (domaine
« Logistique de pièces détachées ») |
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Gestionnaire du
commerce de détail du groupe de branche MOBILITE (domaine
« Logistique de pièces détachées ») |
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Employé/e de
commerce «branche automobile» |
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Formation de base (Profil B)
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Formation élargie (Profil E et profil M avec maturité professionnelle)
Premiers pas et ascension
« Les premiers pas vers une formation dans l’industrie automobile sont
le test d’aptitude qui se fait au niveau régional, le stage d’essai et
l’entretien personnel avec le futur employeur et les parents » explique
Fluri. Celui qui investit dans l’industrie automobile se voit offrir des
possibilités de carrières dans un environnement intéressant avec une
rémunération correspondante et un avenir professionnel sûre.
Celui/celle qui termine avec succès sa formation dans l’industrie de
l’automobile peut poursuivre sa formation comme conseiller/ère de vente
automobile, comme conseiller/conseillère de service à la clientèle dans
la branche automobile ou comme électromécanicien/ne d'automobiles.
Toutes ces formations continues sont accompagnées en cas de succès d’un
brevet fédéral reconnu et permettent ensuite la formation d’employé/e de
commerce « branche automobile » qui donne droit à un diplôme fédéral.
« Par le montage modulaire des cours au niveau de l’examen
professionnel, l’UPSA s’est dotée d’une grande flexibilité et peut
adapter à tout instant les matières à enseigner aux nouvelles donnes »,
explique Jürg Fluri. Les lauréats des cours proposés par l’UPSA –
partiellement en collaboration avec auto-suisse (l’association des
importateurs Suisses d’automobiles) – démarrent ainsi dans les
meilleures conditions préalables possibles pour une carrière
professionnelle couronnée de succès.
Formulaire d'inscription pour test d'aptitudes
(pdf) |